Vénus émerge du croissant de Lune le 14 septembre !

Chaque mois notre « Ciel du mois » indique plusieurs conjonctions (rapprochements) de la Lune avec les planètes mais le 14 ce sera plus, une occultation : la Lune passera devant Vénus et la masquera pendant environ 1h. Le problème c’est qu’en France nous ne pourrons pas voir la disparition de la planète car ce sera vers 11h30 alors que la Lune ne se lèvera que vers midi. Mais on pourra voir l’émergence de Vénus vers 12h30, sortant rapidement de derrière le fin croissant de Lune. Cette observation aux jumelles restera néanmoins assez difficile car en plein jour, avec un croissant assez peu lumineux donc difficile à repérer dans le ciel bleu. Pour en savoir plus voir notre « Ciel du mois ».

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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.

Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.

Horaires : tous les horaires indiqués dans nos éphémérides sont pour le site de Saint-Médard de Mussidan (45°01’53″N, 00°19’03″E), en heure légale (celle des montres et horloges). Cliquez sur la boussole pour la carte du Nord.

Lever et coucher du Soleil

Date

Aube

Lever

Coucher

Nuit

1er septembre

6h14

7h21

20h36

21h43

15 septembre

6h33

7h37

20h10

21h14

30 septembre

6h52

7h55

19h41

20h45

Phases de la Lune

Phase

Date

Lever

Coucher

Dernier quartier

4 septembre 9h51

23h19 (le 3)

16h04

Nouvelle Lune

11 septembre 5h27

7h48

20h16

Premier quartier

18 septembre 22h44

15h44

23h42

Pleine Lune

26 septembre 18h49

19h30

8h42 (le 27)

Dernier quartier

3 octobre 15h25

23h09 (le 2)

15h58

Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

Date et horaire(s)

Phénomène

Description

Observ.

06-07/09 3h-6h30

conjonction

Si l’on dispose d’un horizon Nord-Est très dégagé, on pourra essayer de voir le croissant de Lune (30%) qui surplombe mars lors de son lever (à environ 8°), cette planète étant bien reconnaissable à sa couleur orangée. Le tableau étant complété par la très brillante Vénus à partir de 5h30. Le lendemain, la situation sera analogue mais inversée, Mars se levant avant le croissant de Lune.

visuelle

08-09/09 5h30h-6h30

conjonction

Comme ci-dessus le croissant de Lune mais plus fin (11%), se lève avant et le lendemain après la très brillante Jupiter (à environ 8°). Ce sont donc 4 matins où l’on peut constater le déplacement assez rapide de la Lune par rapport aux étoiles, environ la largeur d’une main bratendu.

visuelle

14/09 12h-12h31

occultation de Vénus

La Lune se glisse devant Vénus et la masque mais en France nous ne pourrons pas voir la planète disparaître car ce sera vers 11h30 alors que la Lune n’est pas encore levée, ce qu’elle fera vers midi. Par contre on pourra voir la très brillante Vénus réapparaître de derrière le fin croissant de Lune (12%) à 12h31 puis s’en écarter progressivement. La difficulté c’est que ce sera en plein jour mais on peut essayer de percevoir Vénus (pas à l’œil nu car ce n’est possible que dans un ciel exceptionnellement transparent comme dans le désert d’Atacama au Chili), le plus difficile étant de repérer le croissant de Lune pas très lumineux dans le ciel bleu, d’autant que le Soleil ne sera pas trè loin (environ 40°).

jumelles

14/09 20h45-21h30

conjonction

Si on dispose d’un horizon Ouest bien dégagé (seulement 6° de hauteur à 21h), on peut essayer d’apercevoir le croissant de Lune (15%) se coucher oresque en même temps que la très brillante Vénus (à environ 3°) dans les lueurs du crépuscule.

visuelle

23/09 2h05

équinoxe

Equinoxe d’automne : dans sa course apparente dans le ciel le long de l’écliptique, le Soleil coupe l’équateur de la Terre. Partout, il y a exactement 12h de jour et 12h de nuit (la nuit est égale au jour, d’où le terme « equi-noxe » signifiant « nuit égale »). C’est l’un des deux seuls jours de l’année (avec l’équinoxe de printemps, en général le 21 mars), où le Soleil se lève exactement à l’Est et se couche exactement à l’Ouest. Tous les autres jours, il est décalé vers le Nord (au printemps et en été) ou le Sud (en automne et en hiver).
C’est l’inclinaison de l’écliptique par rapport à l’équateur (donc en réalité celle de l’axe de rotation de la Terre par rapport à son orbite autour du Soleil) qui provoque le phénomène des saisons : selon que le Soleil est au-dessus ou au-dessous de l’équateur, les jours sont plus longs ou plus courts que les nuits, et l’intensité du rayonnement solaire plus ou moins fort (plus les rayons sont obliques, moins ils sont efficaces), d’où une température moyenne plus ou moins forte. Bien entendu, le phénomène est inverse dans l’hémisphère sud (quand le soleil est au-dessus de l’équateur pour nous, il est en dessous pour eux).

calendrier

27/09 21h-7h

conjonction

Si on dispose d’un horizon Est bien dégagé, on peut essayer d’apercevoir la grosse Lune gibbeuse, quasi-pleine (99%) se leverer oresque en même temps que Saturne (à environ 9°), les deux astres traversant ensuite le ciel ensemble pendant toute la nuit.

visuelle

Horaire(s)

Planète

Conditions d’observation

Observ.

Tout le mois

Mercure

Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. En septembre elle est trop proche du Soleil pour pouvoir être observée. ATTENTION AU SOLEIL !

non

Tout le mois, avant 22h(1er) / 20h30(30)

Vénus

La plus brillante des planètes se couche de plus en plus tôt et se montre de moins en moins haut dans les lueurs du crépuscule.   ATTENTION AU SOLEIL !

visuelle

Tout le mois, après 3h

Mars

Cette planète n’est plus du tout dans une période favorable à son observation mais on peut l’apercevoir en fin de nuit, bien reconnaissable à sa couleur orangée même si son éclat reste modeste, pas plus que les étoiles brillantes.

visuelle

Tout le mois, après 6h(1er) / 4h30(30)

Jupiter

Cette planète n’est pas encore dans une période d’observation favorable car elle se lève tard, presque au début de l’aube en début de mois, ce qui ne permet pas de la laisser monter assez haut pour avoir de meilleures conditions d’observations (le 30, 20° de hauteur vers 6h30, 1/2h avant le début de l’aube). Equipé d’une bonne paire de jumelles, ou mieux d’une petite lunette (ou télescope), il est assez facile de discerner ses 4 principaux satellites dits « galiléens » (car découverts par Galilée en 1610) : Io, Europe, Ganymède et Callisto, leur position variant en quelques dizaines de minutes.

visuelle

Tout le mois, après 22h30(1er) / 20h30(30)

Saturne

Cette planète est entrée dans une période d’observation favorable car elle culmine au Sud de plus en plus tôt dans la nuit (49° à 4h30 le 1er, 2h30 le 30). En début de mois, Il est préférable de patienter jusqu’à ce qu’elle atteigne au moins 20° de hauteur pour l’observer, soit 0h30 le 1er, 22h30 le 30. Pour espérer distinguer ses anneaux, il faut disposer d’une petite lunette astronomique ou d’un télescope (une paire de jumelles ne suffit pas).

visuelle

Tout le mois, après 0h30(1er) / 23h(30)

Petite comète

Cet été, la comète périodique (5 ans 1/2) 220P McNaught a connu un sursaut d’activité la rendant inhabituellement lumineuse au point d’être devenue visible aux jumelle selon certaines sources. Comme elle s’approche de la Terre les prochaines semaines, jusqu’à son périgée (passage au plus près) vers le 12 octobre, elle doit devenir encore plus grande et plus brillante pour nous. En septembre, elle est assez difficile à observer car se levant assez tard et il faut la laisser monter un peu dans le ciel pour mieux la voir. Elle est située dans la région de la tête de la Baleine et cette carte indique sa position jour par jour : 220P septembre-octobre.

visuelle

A partir du 8, entre 20h30 et 22h20

ISS

La plus grande partie du mois et jusqu’au 29, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un ou 2 passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn, parfois dans les lueurs du crépuscule. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (8) 21h07, (9) 21h54, (10) 21h07 et 22h45, (11) 21h57, (12) 21h09 et 22h46, (13) 21h59, (14) 21h11 et 22h49, (15) 22h01, (16) 21h13, (17) 22h03, (18) 21h15, (19) 20h28 et 22h04, (20) 21h17, (21) 20h30 et 22h06, (22) 21h19, (23) 20h31 et 22h08, (24) 21h20, (25) 20h33 et 22h10. (26) 21h22, (27) 21h31 et 22h08, (28) 20h35 et (29) 20h36. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre site sur  Heavens Above

visuelle

ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires

Principales constellations du soir et objets remarquables

Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).

La Couronne Boréale
(Corona Borealis)

Cette constellation de la Couronne, dont le qualificatif « boréal » la distingue de son homologue située plus au Sud (dite « australe »), figure bien la forme d’un diadème en demi-cercle avec en son milieu son étoile la plus brillante, Gemma (la perle). Elle est donc facilement identifiable à l’Est du Bouvier. Selon la légende, il s’agit de la couronne de la princesse Ariane (fille de Minos qui a permis à Icare de s’échapper du labyrinthe avec son fameux « fil »).

Hercule
(Hercules)

Cette constellation figure bien entendu le héros légendaire du mythe des douze travaux. Elle est facilement reconnaissable à ses deux trapèzes centraux, l’un assez régulier et l’autre plus « ouvert », qui peuvent figurer un grand « H » comme « Hercule ». Pour se représenter la figure humaine, il faut penser que le héros est représenté tête en bas, le trapèze régulier figurant son « pagne » (ou ses cuisses) et le trapèze le plus large son torse aux épaules impressionnantes. L’une de ses jambes est repliée (donc genou posé au sol) alors que son autre pied repose sur la tête du Dragon qu’il a terrassé, prenant donc une pose assez classique d’un chasseur et de son trophée… L’amas globulaire M13, très facile à situer dans le trapèze régulier, est le plus beau du ciel boréal mais il fait pâle figure à côté du géant du ciel austral, Oméga du Centaure, qui est quatre fois plus étendu. Les amas globulaires sont des groupes d’étoiles détachés de notre galaxie (la Voie Lactée) et situés hors du plan galactique. C’est pourquoi le printemps, quand la Voie Lactée est presque absente du ciel, est favorable à leur observation comme pour les galaxies de l’amas de la Vierge ou du Lion. Mis à part les autres galaxies, ces amas sont donc des objets très éloignés (de l’ordre de 20.000 à 50.000 années-lumière).
Observation aux jumelles* : M13 (amas globulaire)

Ophiuchus et
Le Serpent (Serpens)

Cette immense constellation figure Esculape, le médecin légendaire capable de ressusciter les morts après avoir tué un Serpent, constellation entremêlée avec lui. D’où parfois le nom de « Serpentaire » qu’on lui donne également. Cette constellation nous permet d’évoquer la caractère totalement arbitraire de l’astrologie moderne : du fait de la précession des équinoxes, lente rotation mécanique de l’axe Nord-Sud de la Terre (en environ 26.000 ans), le plan de l’écliptique où se situent Soleil et planètes oscille lentement par rapport aux étoiles donc aux constellations, ce qui décale complètement les véritables repères astronomiques par rapport aux éléments traditionnels de l’astrologie (les 12 constellations du Zodiaque). Actuellement l’écliptique traverse Ophiuchus, ce qui fait de lui la 13ème constellation du Zodiaque et sa traversée par le Soleil est à tort attribuée au Scorpion (où il ne passe réellement que 6 jours). De plus, les passages du Soleil dans les constellations ne correspondent plus aux dates « habituelles » (en fait « antiques ») qu’on leur attribue généralement, le décalage étant d’environ un mois (par exemple un prétendu natif de la Vierge est généralement du Lion). Parmi les amas globulaires observables avant l’été, on trouve M5 dans la partie occidentale du Serpent.
Observation aux jumelles* : M5 (amas globulaire)

La Balance
(Libra)

Cette modeste constellation du Zodiaque faisait initialement partie du Scorpion dont elle constituait les pinces. Elle en a, semble-t-il, été détachée au IIIème siècle avant JC par les Egyptiens pour créer une douzième constellation dans le Zodiaque (et en utilisant le symbole mythique de la pesée des âmes par Anubis). Cette modification pris tout son sens avec les Romains au moment de la réforme du calendrier julien puisque l’équinoxe d’automne (équilibre exact entre jour et nuit) avait lieu à cette époque pendant le passage du Soleil à cet endroit du ciel (aujourd’hui dans la Vierge du fait de la précession des équinoxes).

Le Scorpion
(Scorpio)

Cette constellation du Zodiaque est remarquable par son étoile principale très brillante et rougeâtre, Antarès, qui forme avec les trois étoiles qui la précèdent une forme d’éventail figurant la tête de l’animal. Selon la légende c’est le Scorpion que la déesse Diane envoya pour tuer Orion, ce qui explique les positions opposées (l’une se lève quand l’autre se couche) de ces constellations dans le ciel pour qu’elles ne se rencontrent jamais plus. Antarès, avec sa couleur et son éclat ressemble à Mars, d’où son nom grec qui signifie littéralement « rivale de Mars » (anti-Arès). Juste à côté se situe l’un des plus beau amas globulaire du ciel boréal, pratiquement égal à M13 en taille, dont l’éclat est malheureusement terni par sa brillante voisine.
Observation aux jumelles* : M4 (amas globulaire)

Le Sagittaire
(Sagittarius)

Très basse vers l’horizon Sud sous nos latitudes, cette constellation ne peut être observée qu’en été. Elle fait référence à l’archer hybride, mi-homme mi-cheval, qui pointe sa flèche en direction d’Antarès (pour venger Orion, voir le Scorpion ci-dessus). Comme ces constellations ont été dessinées par les grecs, observant le ciel depuis une latitude plus faible que nous, elles ne nous apparaissent pas dans leur entier, ce qui ne nous permet pas réellement de reconnaître leurs figures. Pour nous, le Sagittaire est plus facile à définir comme une « théière », avec un couvercle triangulaire, un bec verseur et une anse. Le centre de notre galaxie (la Voie Lactée) étant situé dans la direction du Sagittaire, cette région du ciel est particulièrement riche en étoiles, amas et nébuleuses.
M22 est une curiosité à cet endroit (un amas globulaire visible « au travers » de cette région très riche de la galaxie). M7 est en réalité situé dans le Scorpion mais il nous apparaît plutôt dans le voisinage du Sagittaire. M16 se situe dans le Serpent mais nous l’avons indiqué ici car il fait partie de la « chaîne » de nébuleuses M8, M20, M17 et M16 souvent observées à la suite. M8 est surnommée « La Lagune » en raison de la partie sombre qui la coupe en deux, M20 « Trifide » (idem en trois) plus petite mais voisine, M17 est dite « Oméga » (mais elle évoque souvent la silhouette d’un canard nageant sur l’eau) et M16 « nébuleuse de l’Aigle » (où l’on trouve les fameux « piliers de la création », photo célèbre du télescope spatial Hubble).
Observation aux jumelles* : M22 (amas globulaire), M7 (amas ouvert), M8 (nébuleuse), M20 (nébuleuse), M17 (nébuleuse), M16 (nébuleuse)

La Lyre
(Lyra)

Cette petite constellation évoque la légende d’Orphée, musicien hors pair autorisé exceptionnellement par Hadès à aller chercher son épouse Eurydice aux Enfers… Elle est remarquable par son étoile principale, Vega, la 3ème plus brillante du ciel boréal (après Sirius et Arcturus). Avec Deneb (du Cygne) et Altaïr (de l’Aigle), hors de la carte du mois mais visibles vers l’Est dès le début de nuit, elle forme le fameux « Triangle d’été », figure bien utile pour se repérer dans le ciel estival. La nébuleuse planétaire M57 qu’elle contient est célèbre pour sa forme « en rond de fumée ». C’est le résidu d’une étoile qui s’est dilatée en géante rouge à la fin de sa vie (comme le fera le Soleil dans environ 5 milliards d’années). Nota : le terme « planétaire » vient uniquement de la ressemblance de ce type d’objet avec le petit disque d’une planète lorsqu’on l’observait avec de petits instruments, donc des très faibles grossissements.
Cette constellation annonce les constellations typiques du ciel de l’été, Cygne et Aigle, et le fameux « triangle de l’été » qu’elle forme avec Deneb et Altaïr, toutes ces figures se levant déjà tôt au-dessus de l’horizon Est.
Observation avec instruments (lunette/télescope) : M17 (nébuleuse), M56 (nébuleuse planétair)

Le Cygne
(Cygnus)

Cette grande constellation de l’été évoque la légende de Leda, reine que Zeus a séduite en se transformant en cygne pour pouvoir l’approcher lors de son bain, avec la complicité de l’aigle. Sa principale étoile, Deneb (littéralement « la queue » du cygne) forme le Triangle de l’été avec Vega et Altaïr. C’est une étoile très remarquable car très éloignée de nous : environ 3.250 années-lumière, c’est à dire que sa lumière qui nous parvient actuellement est partie à l’époque où Ramsès II régnait sur l’Egypte… Pour briller aussi fort (à l’égal d’Altaïr qui n’est qu’à environ 16 al), elle est vraiment très puissante, de l’ordre de 9 millions de fois la taille du Soleil !!! La nébuleuse M27 indiquée ci-dessous est en fait dans la petite constellation du Renard mais elle est facilement située entre Albiréo (belle étoile double figurant les yeux du Cygne) et la petite constellation de la Flèche. C’est le reste d’une supernova (explosion cataclysmique d’une grosse étoile à la fin de sa vie).
Observation aux jumelles* : M27 (nébuleuse)

L’Aigle
(Aquila)

Cette constellation de l’été participe aussi de la légende de Leda, puisque Aquila, complice de Zeus, a survolé la scène pour donner prétexte au cygne, effrayé par le rapace, de se jeter dans les bras de la belle. Aquila est associé à de nombreuses autres légendes mythologiques : il dévore sans relâche le foie de Prométhée, il a enlevé Ganymède (figuré par le Verseau dans le Zodiaque)…
L’amas ouvert M11 indiqué plus bas et la constellation de l’Ecu de Sobieski se repèrent facilement à partir du bout de la queue de l’Aigle.

L’Ecu de Sobieski
(Scutum)

Cette constellation a été crée au XVIIème siècle par Hevelius en tronquant l’Aigle. Elle n’est pas très remarquable par les étoiles qui la composent mais par la richesse de la Voie Lactée à cet endroit qui forme un véritable « nuage » visible dans un ciel bien noir. En son sein, l’amas ouvert M11 est l’un des plus beau du ciel. Contrairement aux amas globulaires, situés hors de la galaxie, les amas ouverts en constituent les zones les plus riches, les plus denses en étoiles.
Observation aux jumelles* : M11 (amas ouvert)

Le Capricorne
(Capricornus)

Cette constellation du Zodiaque est facilement reconnaissable à sa forme évoquant un peu un coeur. Elle est associée au dieu Pan qui, effrayé par Typhon, plonge dans l’eau pour s’enfuir. Comme sa transformation de bouc en poisson est incomplète, il prend une forme hybride (queue de poisson). Comme dans l’Antiquité, le solstice d’hiver se produisait alors que le Soleil se trouvait dans cette constellation (aujourd’hui, c’est dans le Sagittaire du fait de la précession des équinoxes), le tropique correspondant a pris le nom de Tropique du Capricorne (cercle parallèle à l’équateur où le Soleil est situé au zénith à midi à cette date).

Le Verseau
(Aquarius) et
Le Poisson Austral
(Piscis Austrinus)

Cette constellation du Zodiaque évoque Ganymède, jeune garçon enlevé par Jupiter pour servir l’eau à sa table. Le Poisson Austral (nommé ainsi pour le distinguer de la constellation des Poissons) nage en remontant le filet d’eau qui s’écoule de la cruche du Verseau. On y trouve l’étoile très brillante (presque égale à Deneb en magnitude) Fomalhaut, « la bouche du poisson » en arabe. Des observations dans l’infrarouge ont démontré la présence autour d’elle d’un disque de « poussière » indiquant que c’est une étoile assez jeune (200 à 300 millions d’années) susceptible de posséder des planètes en orbite (peut-être en cours de formation).
Observation aux jumelles* : M2 (amas globulaire)

Pégase
(Pégasus)

Constellation « vedette » du ciel de l’automne. Avec les constellations voisines Céphée, Cassiopée, Andromède, Persée et la Baleine (en fait le « monstre marin » pour les Grecs), il nous raconte la légende d’Andromède. Pégase est né de la rencontre du sang de la Méduse (à la tête tranchée par Persée) et de l’eau de mer. Il est représenté dans le ciel jaillissant de l’eau et les constellations situées sous lui sont des éléments aquatiques (les Poissons et la Baleine). Il est facilement reconnaissable au « grand carré » qu’il forme dans le ciel, vide de toute étoile brillante. L’amas globulaire M15 signalé ci-dessous est assez petit.
Sur la carte nous avons signalé l’étoile 51 de cette constellation (cette numérotation correspond à la cartographie de Flamsteed publiée au XVIIIème siècle par cet astronome anglais contemporain de Newton). En effet, c’est autour d’elle qu’orbite la première exoplanète découverte en 1995 par une équipe franco-suisse à l’aide du télescope de 1,93m de l’Observatoire de Haute-Provence. Une exoplanète est une planète orbitant autour d’une autre étoile que notre Soleil. On ne peut connaître son existence que par des méthodes indirectes, nos technologies actuelles ne permettant pas de les « voir » directement. A ce jour, nous connaissons environ 4.835 exoplanètes, mais environ 2.530 observations sont en attente de confirmation, notamment certaines détectées par la sonde spécialisée Kepler (Nasa). D’après des extrapolations statistiques à partir des exoplanètes découvertes, notre galaxie, la Voie Lactée, compterait probablement au moins 1000 milliards de planètes.
Observation aux jumelles* : M2 (amas globulaire)