Les Nuits des Etoiles et l’éclipse « du siècle » !
Comme chaque année depuis 1991 les Nuits des Etoiles, 36ème édition, organisée par l’AFA (Association Française d’Astronomie) permettra à des milliers de participants d’observer le ciel aux télescopes début août, le week-end du 7 au 9. L’an dernier c’était 154.000 participants sur toute la France et cette année il y a encore 608 manifestations prévues dans plus de 400 communes. Pour en trouver une près de chez vous, vous pouvez utiliser la carte publiée par l’AFA : Nuits des Etoiles 2026. Mais exceptionnellement nous aurons quelques jours plus tard, le mercredi 12 août, une éclipse très spectaculaire puisque le Soleil sera occulté à plus de 90% partout en métropole, jusqu’à plus de 99% dans l’extrême Sud-Ouest (Biarritz). Elle sera totale en Espagne. Pour la France, on peu la qualifier « d’éclipse du siècle » car on n’a rien vu de tel depuis celle de 1999 et seuls les plus jeunes d’entre-nous aurons une chance de voir celle qui la surpassera en… 2081 !!! Pour connaître les conditions locales (horaires, grandeur), on peut se reporter au site de l’IMCCE : éclipse du 12 août 2026. Le phénomène ayant lieu tard en soirée, donc plutôt bas, il faudra trouver un site avec un horizon Ouest bien dégagé et utiliser IMPERATIVEMENT des lunettes spéciales éclipses. Ces dispositifs de protections et des télescopes équipés de filtres spéciaux seront sans doute disponibles sur de nombreux sites où les clubs d’astronomie accueilleront le public pour cette observation.
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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.
Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.
Lever et coucher du Soleil
Date
Aube
Lever
Coucher
Nuit
1er août
5h30
6h46
21h23
22h38
15 août
5h49
7h00
21h05
22h17
31 août
6h12
7h19
20h38
21h45
Phases de la Lune
Phase
Date
Lever
Coucher
Pleine Lune
29 juillet 16h36
21h42
6h10 (le 30)
Dernier quartier
6 août 4h22
0h05
15h42
Nouvelle Lune
12 août 19h37
6h17
21h11
Premier quartier
20 août 4h46
14h52 (le 19)
23h42
Pleine Lune
28 août 6h19
20h30 (le 27)
7h24
Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)
Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
Date et horaire(s)
Phénomène
Description
Observ.
04/08 0h-6h
conjonction
La Lune gibbeuse (85%) se lève presque en même temps que Saturne et assez proche (environ 14°) et s’en éloignera progressivement au long de la nuit.
visuelle
07-09/08
Nuits des
Etoiles
Comme chaque été, de nombreux clubs d’astronomie accueilleront le public pour observer le ciel aux télescopes et d’autres animations. En 2025 il y avait eu plus de 600 manifestations sur l’ensemble de la France, ayant attiré plus de 154.000 participants selon les organisateurs. Pour trouver les sites les plus proches, se reporter à la carte de l’AFA (Association Française d’Astronomie), filtrer sur « Nuits des Etoiles ».
voir AFA
09/08 3h-6h
conjonction
Mars, pas plus lumineuse que les étoiles brillantes mais reconnaissable à sa couleur orangée, se lève un peu après le fin croissant de Lune (18%), et proche (environ 4°). Les deux astres continuent à se rapprocher légèrement jusqu’à l’aube.
visuelle
12/08 19h29-(21h16)
horaire à vérifier localement sur le site de l’IMCCE
Eclipse partielle de Soleil
Cette éclipse est exceptionnelle avec une occultation du Soleil à plus de 90% partout en France, 97% dans le Sud-Ouest et même plus de 99% du côté de Biarritz (elle sera totale le long d’une bande traversant l’Espagne de la côte Nord aux Baléares). On n’a rien vu de tel depuis celle de 1999 et elle ne sera dépassée qu’en 2081. Pour connaître les conditions locales (horaires, grandeur), on peu consulter la carte de l’IMCCE : éclipse du 12 août 2026. En cliquant sur un lieu précis on obtient les informations très précises. Malheureusement le phénomène se déroule très tard en soirée, au point que les astres se coucheront quelques minutes avant la fin. Il donc sera très bas vers l’horizon Ouest (ici 7°) et il faudra choisir un site où cette direction sera bien dégagée, sans obstacle pour le masquer (collines, bâtiments, arbres…). Pour l’observer, il est IMPERATIF d’utiliser des lunettes spéciales éclipses et d’équiper tous les instruments optiques (y compris les jumelles ou appareils photos) de filtres spéciaux pour l’observation solaire. Ces dispositifs de protection seront certainement fournis sur les sites où les clubs d’astronomie accueilleront le publiic pour cette observation. On pourra les trouver sur la carte de l’AFA (Association Française d’Astronomie), filer sur « Eclipse de Soleil ».
visuelle
12/08 après 22h30
étoiles
filantes
C’est dans la nuit du 12 août que l’essaim des Perséïdes doit connaître son maximum avec dans les 100 étoiles filantes à l’heure (ces prévisions sont toujours assez incertaines) mais l’activité sera probablement importante vers le milieu de nuit. En raison de la nouvelle Lune couchée avant le début de nuit (voir éclipse ci-dessus) les conditions seront idéales pour leur observation. En fait, on les voit chaque été entre la mi-juillet et la mi-août (car la Terre traverse une zone « sale » de son orbite, peuplée de débris laissés par une ancienne comète). Même si elles semblent provenir d’un point situé dans la constellation de Persée, il n’y a pas de direction à privilégier. Pour augmenter les chances d’en voir, le mieux est de s’allonger pour embrasser du regard la plus grande portion de ciel possible. Comme toutes les étoiles filantes, il s’agit de petits corps (le plus souvent de la taille d’un gravier) qui « brûlent » en pénétrant dans la haute atmosphère (du fait du frottement sur l’air à très haute vitesse).
visuelle
15/08 6h-6h30
conjonction
Mercure et Jupiter se lèvent presque ensemble dans un rapprochement très serré (moins 1°) mais cela sera très difficile à observer car au raz de l’horizon ENE (seulement 5° de hauteur à 6h30, 1/2h avant le lever) et dans les lueurs de l’aube où la très brillante Jupiter est facilement visible mais beaucoup moins Mercure.
visuelle
15/08 21h30-22h
conjonction
Le fin croissant de Lune (12%) se couche dans les lueurs du crépuscule accompagné de la très brillante Vénus (environ 6°). Le lendemain la situaion sera analogue avec une inversion des positions respectives des deux astres permettant de constater le déplacement rapide de la Lune devant les autres astres de la voûte céleste (environ 12° par jour).
visuelle
16/08 21h30-22h30
conjonction
Configuration assez similaire à celle de la veille avec un croissant un peu plus gros (20%) qui se couche presque en même temps que la très brillante Vénus, cette foisà sa gauche (la veille à droite). Cela permet de constater le déplacement de la Lune en un jour dans le ciel (environ 12°).
visuelle
28/08 4h33-(7h52)
Eclipse partielle de Lune
Comme la plupart du temps, une éclipse de Soleil (cf 12/08 ci-dessus) est précédée ou suivie par une éclipse de Lune environ à 2 semaines d’intervalle. Bien que partielle, celle-ci est presque totale car au moment du maximum la Lune sera plongée à 93% dans l’ombre la Terre. Malheureusement le phénomène survient très tard le matin, le maximum étant à 6h13 donc au début de l’aube, alors que la Lune sera seulement à 10° de hauteur. Il faudra donc disposer d’un horizon bien dégagé pour l’observer (OSO). La fin sera difficile à voir avec la descente vers l’horizon et le fond de ciel s’éclaircissant. La Lune se couchera d’ailleurs 30mn avant la toute fin du phénomène. Nota : les horaires sont pour le passage de la Lune dans l’ombre de la Terre, pas dans la pénombre qui produit juste une baisse de luminosité assez imperceptible au départ (début à 3h24).
visuelle
Horaire(s)
Planète
Conditions d’observation
Observ.
1ère quinzaine après 5h30(1er) / 6h(15)
Mercure
Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. Ce mois on ne pourra la voir qu’en début de mois dans les lueurs de l’aube. A noter une conjonction très serrée avec Jupiter le 15. ATTENTION AU SOLEIL !
visuelle
Tout le mois avant 23h(1er) / 21h45(31)
Vénus
La plus brillante des planètes se couche de plus en plus tôt et se montre de moins en moins haut dans les lueurs du crépuscule.
visuelle
Tout le mois, après 3h(1er) / 2h30(31)
Mars
Cette planète n’est plus du tout dans une période favorable à son observation mais on peut l’apercevoir en fin de nuit, bien reconnaissable à sa couleur orangée même si son éclat reste modeste, pas plus que les étoiles brillantes.
non
2ème quinzaine, après 6h(15) / 5h30(31)
Jupiter
En début de mois, cette planète est trop proche du Soleil pour être observée et elle n’apparaît dans les lueurs de l’aube qu’à partir du 15 (conjonction avec Mercure, voir plus haut). Elle n’est pas dans une période d’observation favorable. Equipé d’une bonne paire de jumelles, ou mieux d’une petite lunette (ou télescope), il est assez facile de discerner ses 4 principaux satellites dits « galiléens » (car découverts par Galilée en 1610) : Io, Europe, Ganymède et Callisto. Leur position varie en quelques dizaines de minutes. ATTENTION AU SOLEIL !
visuelle
Tout le mois, après 0h(1er) / 22h(31)
Saturne
Cette planète commence à entrer dans une période d’observation favorable car elle monte assez haut (48°) en fin de nuit (6h15 le 1er, 4h15 en fin de mois). Pour l’observer, Il est préférable de patienter jusqu’à ce qu’elle atteigne au moins 20° de hauteur, soit 2h en début de mois, minuit le 31. Pour espérer distinguer ses anneaux, il faut disposer d’une petite lunette astronomique ou d’un télescope (une paire de jumelles ne suffit pas).
visuelle
ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires
Principales constellations du soir et objets remarquables
Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
Le Bouvier
(Bootes)
La référence mythologique de cette constellation est relativement imprécise, soit le surveillant de l’Ourse, soit le guide du « chariot » que les romains voyaient à l’emplacement de la Grande Ourse. Elle est assez facile à reconnaître
avec sa forme pointue évoquant un cornet de glace ou une flûte à champagne. Sa pointe, Arcturus, est l’une des étoiles les plus brillantes du ciel : la 4ème de tout le ciel mais la seconde visible dans le ciel boréal, après Sirius
(et devançant de peu Vega). En 1635, elle fut la première étoile observée en plein jour avec un télescope (par Morin, astrologue -et astronome- de Louis XIII).
Observation visuelle* :
Arcturus (étoile)
La Couronne Boréale
(Corona Borealis)
Cette constellation de la Couronne, dont le qualificatif « boréal » la distingue de son homologue située plus au Sud (dite « australe »), figure bien la forme d’un diadème en demi-cercle avec en son milieu son étoile la plus brillante, Gemma (la perle). Elle est donc facilement identifiable à l’Est du Bouvier. Selon la légende, il s’agit de la couronne de la princesse Ariane (fille de Minos qui a permis à Icare de s’échapper du labyrinthe avec son fameux « fil »).
Hercule
(Hercules)
Cette constellation figure bien entendu le héros légendaire du mythe des douze travaux. Elle est facilement reconnaissable à ses deux trapèzes centraux, l’un assez régulier et l’autre plus « ouvert », qui peuvent figurer un grand « H »
comme « Hercule ». Pour se représenter la figure humaine, il faut penser que le héros est représenté tête en bas, le trapèze régulier figurant son « pagne » (ou ses cuisses) et le trapèze le plus large son torse aux épaules impressionnantes.
L’une de ses jambes est repliée (donc genou posé au sol) alors que son autre pied repose sur la tête du Dragon qu’il a terrassé, prenant donc une pose assez classique d’un chasseur et de son trophée… L’amas globulaire M13, très
facile à situer dans le trapèze régulier, est le plus beau du ciel boréal mais il fait pâle figure à côté du géant du ciel austral, Oméga du Centaure, qui est quatre fois plus étendu. Les amas globulaires sont des groupes d’étoiles
détachés de notre galaxie (la Voie Lactée) et situés hors du plan galactique. C’est pourquoi le printemps, quand la Voie Lactée est presque absente du ciel, est favorable à leur observation comme pour les galaxies de l’amas de la
Vierge ou du Lion. Mis à part les autres galaxies, ces amas sont donc des objets très éloignés (de l’ordre de 20.000 à 50.000 années-lumière).
Observation aux jumelles* :
M13 (amas globulaire)
Ophiuchus et
Le Serpent (Serpens)
Cette immense constellation figure Esculape, le médecin légendaire capable de ressusciter les morts après avoir tué un Serpent, constellation entremêlée avec lui. D’où parfois le nom de « Serpentaire » qu’on lui donne également. Cette
constellation nous permet d’évoquer la caractère totalement arbitraire de l’astrologie moderne : du fait de la précession des équinoxes, lente rotation mécanique de l’axe Nord-Sud de la Terre (en environ 26.000 ans), le plan de l’écliptique
où se situent Soleil et planètes oscille lentement par rapport aux étoiles donc aux constellations, ce qui décale complètement les véritables repères astronomiques par rapport aux éléments traditionnels de l’astrologie (les 12 constellations
du Zodiaque). Actuellement l’écliptique traverse Ophiuchus, ce qui fait de lui la 13ème constellation du Zodiaque et sa traversée par le Soleil est à tort attribuée au Scorpion (où il ne passe réellement que 6 jours). De plus, les
passages du Soleil dans les constellations ne correspondent plus aux dates « habituelles » (en fait « antiques ») qu’on leur attribue généralement, le décalage étant d’environ un mois (par exemple un prétendu natif de la Vierge est généralement
du Lion). Parmi les amas globulaires observables avant l’été, on trouve M5 dans la partie occidentale du Serpent.
Observation aux jumelles* :
M5 (amas globulaire)
La Balance
(Libra)
Cette modeste constellation du Zodiaque faisait initialement partie du Scorpion dont elle constituait les pinces. Elle en a, semble-t-il, été détachée au IIIème siècle avant JC par les Egyptiens pour créer une douzième constellation dans le Zodiaque (et en utilisant le symbole mythique de la pesée des âmes par Anubis). Cette modification pris tout son sens avec les Romains au moment de la réforme du calendrier julien puisque l’équinoxe d’automne (équilibre exact entre jour et nuit) avait lieu à cette époque pendant le passage du Soleil à cet endroit du ciel (aujourd’hui dans la Vierge du fait de la précession des équinoxes).
Le Scorpion
(Scorpio)
Cette constellation du Zodiaque est remarquable par son étoile principale très brillante et rougeâtre, Antarès, qui forme avec les trois étoiles qui la précèdent une forme d’éventail figurant la tête de l’animal. Selon la légende c’est
le Scorpion que la déesse Diane envoya pour tuer Orion, ce qui explique les positions opposées (l’une se lève quand l’autre se couche) de ces constellations dans le ciel pour qu’elles ne se rencontrent jamais plus. Antarès, avec
sa couleur et son éclat ressemble à Mars, d’où son nom grec qui signifie littéralement « rivale de Mars » (anti-Arès). Juste à côté se situe l’un des plus beau amas globulaire du ciel boréal, pratiquement égal à M13 en taille, dont
l’éclat est malheureusement terni par sa brillante voisine.
Observation aux jumelles* :
M4 (amas globulaire)
Le Sagittaire
(Sagittarius)
Très basse vers l’horizon Sud sous nos latitudes, cette constellation ne peut être observée qu’en été. Elle fait référence à l’archer hybride, mi-homme mi-cheval, qui pointe sa flèche en direction d’Antarès (pour venger Orion, voir
le Scorpion ci-dessus). Comme ces constellations ont été dessinées par les grecs, observant le ciel depuis une latitude plus faible que nous, elles ne nous apparaissent pas dans leur entier, ce qui ne nous permet pas réellement de
reconnaître leurs figures. Pour nous, le Sagittaire est plus facile à définir comme une « théière », avec un couvercle triangulaire, un bec verseur et une anse. Le centre de notre galaxie (la Voie Lactée) étant situé dans la direction
du Sagittaire, cette région du ciel est particulièrement riche en étoiles, amas et nébuleuses. En ce moment, Jupiter est située dans cette constellation et Saturne quitte le Capricorne pour y entrer dès le début de mois.
M22 est une curiosité à cet en57droit (unnébuleuse planétlaire visible « au travers » de cette région très riche de la galaxie). M7 est en réalité situé dans le Scorpion mais il nous apparaît plutôt dans le voisinage du Sagittaire.
M16 se situe dans le Serpent mais nous l’avons indiqué ici car il fait partie de la « chaîne » de nébuleuses M8, M20, M17 et M16 souvent observées à la suite. M8 est surnommée « La Lagune » en raison de la partie sombre qui la coupe
en deux, M20 « Trifide » (idem en trois) plus petite mais voisine, M17 est dite « Oméga » (mais elle évoque souvent la silhouette d’un canard nageant sur l’eau) et M16 « nébuleuse de l’Aigle » (où l’on trouve les fameux « triangle de l’été »
qu’elle forme avec Deneb et Altaïr, toutes ces figures se levant déjà tôt au-dessus de l’horizon Est.
Observation avec instruments (lunette/télescope) :
M4 (amas globulaire)
La Lyre
(Lyra)
Cette petite constellation évoque la légende d’Orphée, musicien hors pair autorisé exceptionnellement par Hadès à aller chercher son épouse Eurydice aux Enfers… Elle est remarquable par son étoile principale, Vega, la 3ème plus brillante
du ciel boréal (après Sirius et Arcturus). Avec Deneb (du Cygne) et Altaïr (de l’Aigle), hors de la carte du mois mais visibles vers l’Est dès le début de nuit, elle forme le fameux « Triangle d’été », figure bien utile pour se repérer
dans le ciel estival. La nébuleuse planétaire M57 qu’elle contient est célèbre pour sa forme « en rond de fumée ». C’est le résidu d’une étoile qui s’est dilatée en géante rouge à la fin de sa vie (comme le fera le Soleil dans environ
5 milliards d’années). Nota : le terme « planétaire » vient uniquement de la ressemblance de ce type d’objet avec le petit disque d’une planète lorsqu’on l’observait avec de petits instruments, donc des très faibles grossissements.
Cette constellation annonce les constellations typiques du ciel de l’été, Cygne et Aigle, et le fameux « triangle de l’été » qu’elle forme avec Deneb et Altaïr, toutes ces figures se levant déjà tôt au-dessus de l’horizon Est.
Observation avec instruments (lunette/télescope) :
M57 (nébuleuse planétaire)
Le Cygne
(Cygnus)
Cette grande constellation de l’été évoque la légende de Leda, reine que Zeus a séduite en se transformant en cygne pour pouvoir l’approcher lors de son bain, avec la complicité de l’aigle. Sa principale étoile, Deneb (littéralement
« la queue » du cygne) forme le Triangle de l’été avec Vega et Altaïr. C’est une étoile très remarquable car très éloignée de nous : environ 3.250 années-lumière, c’est à dire que sa lumière qui nous parvient actuellement est partie
à l’époque où Ramsès II régnait sur l’Egypte… Pour briller aussi fort (à l’égal d’Altaïr qui n’est qu’à environ 16 al), elle est vraiment très puissante, de l’ordre de 9 millions de fois la taille du Soleil !!! La nébuleuse M27
indiquée ci-dessous est en fait dans la petite constellation du Renard mais elle est facilement située entre Albiréo (belle étoile double figurant les yeux du Cygne) et la petite constellation de la Flèche. C’est le reste d’une supernova
(explosion cataclysmique d’une grosse étoile à la fin de sa vie).
Observation aux jumelles* :
M27 (nébuleuse)
L’Aigle
(Aquila)
Cette constellation de l’été participe aussi de la légende de Leda, puisque Aquila, complice de Zeus, a survolé la scène pour donner prétexte au cygne, effrayé par le rapace, de se jeter dans les bras de la belle. Aquila est associé
à de nombreuses autres légendes mythologiques : il dévore sans relâche le foie de Prométhée, il a enlevé Ganymède (figuré par le Verseau dans le Zodiaque)…
L’amas ouvert M11 indiqué plus bas et la constellation de l’Ecu de Sobieski se repèrent facilement à partir du bout de la queue de l’Aigle.
L’Ecu de Sobieski
(Scutum)
Cette constellation a été crée au XVIIème siècle par Hevelius en tronquant l’Aigle. Elle n’est pas très remarquable par les étoiles qui la composent mais par la richesse de la Voie Lactée à cet endroit qui forme un véritable « nuage »
visible dans un ciel bien noir. En son sein, l’amas ouvert M11 est l’un des plus beau du ciel. Contrairement aux amas globulaires, situés hors de la galaxie, les amas ouverts en constituent les zones les plus riches, les plus denses
en étoiles.
Observation aux jumelles* :
M11 (amas ouvert)
Le Capricorne
(Capricornus)
Cette constellation du Zodiaque est facilement reconnaissable à sa forme évoquant un peu un coeur. Elle est associée au dieu Pan qui, effrayé par Typhon, plonge dans l’eau pour s’enfuir. Comme sa transformation de bouc en poisson est incomplète, il prend une forme hybride (queue de poisson). Comme dans l’Antiquité, le solstice d’hiver se produisait alors que le Soleil se trouvait dans cette constellation (aujourd’hui, c’est dans le Sagittaire du fait de la précession des équinoxes), le tropique correspondant a pris le nom de Tropique du Capricorne (cercle parallèle à l’équateur où le Soleil est situé au zénith à midi à cette date).
Le Verseau
(Aquarius) et
Le Poisson Austral
(Piscis Austrinus)
Cette constellation du Zodiaque évoque Ganymède, jeune garçon enlevé par Jupiter pour servir l’eau à sa table. Le Poisson Austral (nommé ainsi pour le distinguer de la constellation des Poissons) nage en remontant le filet d’eau qui
s’écoule de la cruche du Verseau. On y trouve l’étoile très brillante (presque égale à Deneb en magnitude) Fomalhaut, « la bouche du poisson » en arabe. Des observations dans l’infrarouge ont démontré la présence autour d’elle d’un
disque de « poussière » indiquant que c’est une étoile assez jeune (200 à 300 millions d’années) susceptible de posséder des planètes en orbite (peut-être en cours de formation).
Observation aux jumelles* :
M2 (amas globulaire)