Le programme lunaire Artemis tout chamboulé !!!
Alors que les journalistes attendaient plutôt des informations concernant la mission Artemis 2 dont le test final avant lancement a échoué fin janvier, reportant son tir probablement en avril, la conférence de presse du 27 février de Jared Isaacman, administrateur de la Nasa depuis décembre dernier, a surtout concerné la suite du programme qui est complétement chamboulée par rapport à ce qu’on connaissait jusque-là. Seule mission confirmée, Artemis 2 qui doit permettre ce printemps à 4 astronautes d’effectuer le 1er vol habité avec la capsule Orion en réalisant une orbite autour de la Lune. Artemis 3 qui devait poser les astronautes à la surface lunaire probablement en 2028, n’aurait plus la Lune comme objectif mais serait une répétition générale des opérations de jonction entre Orion et le HLS (vaisseau d’aller-retour sur la Lune) mais en orbite terrestre basse. Pour le HLS, l’administrateur semble remettre en cause le choix du StarShip (en version lunaire) de SpaceX, qui peine à le mettre au point, en remettant en selle son concurrent, le Blue Moon de Blue Origin. Cette mission serait avancée à la mi-2027. L’alunissage n’interviendrait qu’à partir d’Artemis 4, dont la configuration ne serait plus la même, Jared Isaacman souhaitant standardiser la version du lanceur SLS pour augmenter la cadence de ses lancements (un tir tous les 10 mois ?). La nouvelle version de son étage supérieur en passant de 1 moteur actuel à 4 serait abandonnée pour être remplacée par l’étage Centaure V qui équipe la fusée Vulcan de United Launch Alliance (société privée de Boeing et Lockheed Martin). On voit à quel point les programmes de la Nasa sont révisés depuis la nomination à sa tête de ce supporter du « New Space », s’appuyant sur les sociétés privées, notamment Space X avec laquelle il a pu réalisé deux missions spatiales privées utilisant le lanceur Falcon 9 et la capsule Crew Dragon. Avec tous les conflits d’intérêts que cela suppose, mais n’est-ce pas la marque de fabrique de l’administration Trump ?
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Comme tous les observateurs du ciel, nous savons que la principale difficulté pour apprécier une belle nuit étoilée (et tous les objets diffus qu’elle recèle) est la possibilité de nous prémunir de toutes les pollutions lumineuses produites par nos éclairages trop nombreux et trop puissants. Le but de l’ANPCEN est justement de préserver l’environnement nocturne et de réduire les nuisances lumineuses pour que nous retrouvions enfin de belles nuits noires.
Carte du ciel Memosky : il nous en reste un petit stock. Pour en commander, veuillez nous contacter.
Lever et coucher du Soleil
(*) heure d’été
Date
Aube
Lever
Coucher
Nuit
1er mars
6h33
7h37
18h46
19h49
15 mars
6h08
7h11
19h05
20h08
28 (31*) mars
5h43 (6h37*)
6h47 (7h41*)
19h21 (20h25*)
20h26 (21h30*)
Phases de la Lune
(*) heure d’été
Phase
Date
Lever
Coucher
Pleine Lune
3 mars
19h03
7h49
Dernier quartier
11 mars
2h54
10h50
Nouvelle Lune
19 mars
6h45 (le 18)
18h44 (le18)
Premier quartier
25 mars
10h35
3h32 (le 26)
Pleine Lune
2 avril
20h07 (le 1er)
7h29
Phénomènes célestes remarquables du mois (et planètes)
Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope). (*) heure d’été.
Date et horaire(s)
Phénomène
Description
Observ.
03/03 11h50-15h17
éclipse totale de Lune
Cet évènement sera impossible à observer en France métropolitaine car il se déroule alors que la Lune est couchée pour nous mais elle sera observable par nos concitoyens du pacifique comme en Nouvelle Calédonie (22h50-2h17) ou Wallis et Futuna (23h50-3h17). La zone de visibilité de cette éclipse étant surtout le pacifique, de l’est asiatique (Chine, Japon), est de l’Australie, à l’Ouest de l’Amérique du nord (Alaska, ouest du Canada, nord-ouest des Etats Unis).
calendrier
08/03 19h30-20h
conjonction
Si on dispose d’un horizon Ouest bien dégagé (seulement 11° de hauteur à 19h30) on pourra voir le rapprochement très serré (environ 1°) de la très brillante Vénus avec le plus discret Saturne dans les lueurs du crépuscule. Si on observe ces planètes pendant quelques jours avant et après cette conjonction, on constatera qu’elles se croisent dans le ciel, Vénus dépassant progressivement Saturne en hauteur. ATTENTION AU SOLEIL !
visuelle
20/03 19h30-20h30
conjonction
Le très fin croissant de Lune (4%) domine la tès brillante Vénus dans la lueurs du crépuscule (environ 6°).
visuelle
20/03 15h45
équinoxe
Equinoxe de Printemps : dans sa course apparente dans le ciel le long de l’écliptique, le Soleil coupe l’équateur de la Terre. Partout, il y a exactement 12h de jour et 12h de nuit (la nuit est égale au jour, d’où le terme « equi-noxe »
signifiant « nuit égale »). C’est l’un des deux seuls jours de l’année (avec l’équinoxe d’automne, en général le 22 septembre) où le Soleil se lève exactement à l’Est et se couche exactement à l’Ouest. Tous les autres jours,
il est décalé vers le Nord (au printemps et en été), ou le Sud (en automne et en hiver).
C’est l’inclinaison de l’écliptique par rapport à l’équateur (donc en réalité celle de l’axe de rotation de la Terre par rapport à son orbite autour du Soleil) qui provoque le phénomène des saisons : selon que le Soleil est au-dessus
ou au-dessous de l’équateur, les jours sont plus longs ou plus courts que les nuits, et l’intensité du rayonnement solaire plus ou moins fort (plus les rayons sont obliques, moins ils sont efficaces), d’où une température
moyenne plus ou moins forte. Bien entendu, le phénomène est inverse dans l’hémisphère sud (quand le soleil est au-dessus de l’équateur pour nous, il est en dessous pour eux).
calendrier
26/03 20h-3h30
conjonction
La Lune à peine gibbeuse (61%) est assez proche (environ 5°) de la brillante Jupiter dont elle s’éloigne progressivement.
visuelle
29/03 1h59-3h
heure d’été
Changement d’heure : dans la nuit de samedi à dimanche, nous passons à l’heure d’été (à 2h, on avance les horloges à 3h). Cette disposition n’a rien d’un phénomène astronomique car elle correspond juste à la volonté d’économiser sur la consommation électrique en bénéficiant de soirées plus longues. Pour les astronomes, c’est surtout un inconvénient car la nuit survient 1h plus tard à notre montre, nous obligeant à veiller plus tard avant de pouvoir observer le ciel nocturne.
calendrier
Horaire(s)
Planète
Conditions d’observation
Observ.
Tout le mois
Mercure
Sa proximité du Soleil et sa faible luminosité rendent toujours cette planète difficile à observer. Comme elle passe en conjonction inférieure le 7, elle n’est pas du tout observable du mois.
non
2ème quinzaine, avant 20h30(15)/
21h(28) 22h*(31)
Vénus
Cette planète très brillante qui avait disparu du ciel du matin début novembre nous revient progressivement dans le ciel du soir, dans les lueurs du crépuscule. Elle croise Saturne le 8 (voir plus haut). ATTENTION AU SOLEIL !
visuelle
Tout le mois
Mars
Cette planète est trop prche du Soleil pour être observable ce mois-ci.
non
Tout le mois, avant 5h(1er)/3h30(28)
4h* (31)
Jupiter
C’est la période d’observation favorable de cette planète car elle est déjà très haute dans le ciel en début de nuit, et culmine assez tôt au Sud au méridien (68° de hauteur à 21h30 le 1er, dès le début de nuit à partir du 15). Il faut donc l’observer plutôt en début de nuit. Equipé d’une bonne paire de jumelles, ou mieux d’une petite lunette (ou télescope),il est assez facile de discerner ses 4 principaux satellites dits « galiléens » (car découverts par Galilée en 1610) : Io, Europe, Ganymède et Callisto, leur position variant en quelques dizaines de minutes.
visuelle
Tout le mois
Saturne
La période d’observation de cette planète est terminée car elle est très basse en début de nuit (4° à 20h) en début de mois et se couche de plus en plus tôt.
non
Milieu de mois
Lumière zodiacale
Quand la nuit noire commence à s’installer, on peut essayer de percevoir cette luminosité diffuse inclinée vers l’horizon Ouest. Elle correspond au reflet de la lumière du Soleil sur les poussières peuplant le plan du système solaire, donc suivant l’écliptique dans le ciel. Impossible quand la Lune éclaire trop le ciel (1ère et dernière semaine).
visuelle
A partir du 11,
le soir entre
19h40 et 21h40
ISS
Une grande partie du mois, la Station Spatiale Internationale (ISS) peut être observée en soirée pour un (ou deux) passage(s), comme un point très lumineux traversant le ciel de l’Ouest vers l’Est, en environ 5-6mn. Les horaires suivants sont ceux du début de l’observation : (11) 19h43, (12) 20h31, (13) 19h44 et 21h21, (14) 20h34, (15) 19h46 et 21h24, (16) 20h37, (17) 19h49 et 21h29, (18) 20h40, (19) 19h52 et 21h29, (20) 20h42, (21) 19h55 et 21h32, (22) 20h46, (23) 19h57 et 21h34, (24) 20h47, (25) 19h59 et 21h36. (26) 20h49, (27) 20h02 et 21h40, (28) 20h51, (29) 21h04, (31) 21h06*. Ces horaires varient selon votre localisation géographique. Vous pouvez les vérifier pour votre site sur Heavens Above
visuelle
ATTENTION AU SOLEIL: il ne faut jamais braquer un instrument optique dans la direction du Soleil, même au lever ou au coucher, car c’est très dangereux pour les yeux (risque de brûlure de la rétine, indolore car la rétine n’est pas sensible à la douleur, mais qui peut conduire à une cécité irréversible). Pour observer une éclipse, des équipement spéciaux (lunettes spéciales, filtres pour les jumelles, lunettes, télescopes, objectifs photo) sont obligatoires
Principales constellations du soir et objets remarquables
Nota : le mode d’observation proposé est le minimal mais il est évident qu’un équipement plus performant permet une meilleure observation (un phénomène observable à l’œil nu sera mieux vu avec une paire de jumelles, un autre accessible aux simples jumelles sera mieux appréciable dans un petit télescope).
Persée
(Perseus)
Héros (en grec « le pilleur ») qui a sauvé la vie d’Andromède. D’après la légende, il tombe amoureux de cette princesse et obtient de son père Céphée la promesse de l’épouser s’il arrive à la sauver. La seule solution qu’il trouve alors
est d’aller tuer la Méduse, dont la simple vue « pétrifiait » (au sens littéral : « transformait en pierre »), et de lui couper la tête pour la mettre dans un sac. Le sang ayant coulé jusqu’à la mer donna naissance à Pégase sur lequel
il chevauche à tire d’ailes pour arriver juste au moment où le monstre marin (la Baleine) allait dévorer Andromède. En sortant la tête de la Méduse du sac, il pétrifie le monstre au moment où il jaillit des flots pour saisir sa victime.
Dans le ciel, Persée est représenté tenant à la main la tête de la Méduse figurée par Algol (l’Ogre) et le petit amas qui l’entoure. Il est curieux de noter que la variation d’éclat d’une étoile (en 3j environ ici), mystérieuse dans
l’Antiquité a pu conduire à la considérer comme malfaisante ou au contraire admirable (voir Mira de la Baleine). L’objet M34 indiqué ci-dessous est un amas ouvert dont la grande taille rend le repérage très facile, presque à mi-chemin
entre l’étoile Gamma d’Andromède (une double orange/bleue intéressante au télescope) et Algol.
Observation aux jumelles* :
M34 (amas ouvert)
Eridan
Cette constellation très longue et sinueuse figure un fleuve mythique (parfois identifié au Pô, parfois au Rhône) dans lequel serait tombé Phaëton à la fin de sa course aventureuse le jour où il avait tenté de conduire le char de son père Phébus (le Soleil).
Le Taureau
(Taurus)
Inspirée par la légende d’Europe, le Taureau (métamorphose de Zeus pour la séduire) est une constellation du Zodiaque. Elle est caractérisé par le V formé par l’amas très étendu des Hyades qui forme sa tête, avec Aldébaran représentant
son oeil droit, d’une couleur orangée très caractéristique (c’est une « géante rouge », étoile en fin de vie). Ce rapprochement montre bien le caractère arbitraire des constellations car Aldébaran (65 al environ) est deux fois plus
proche que les Hyades (130 al environ) avec lesquels on l’associe. Les Pléïades (M45) sont un petit amas d’étoiles jeunes bleutées (50 à 100 millions d’années seulement) et, suivant son acuité visuelle, on peut distinguer de 5 à
9 étoiles à l’oeil nu dans ce groupe qui constitue un test. Le Taureau illustre bien l’évolution des étoiles : avec les « jeunes » Pléïades, la « vieille » Aldébaran, et la fameuse nébuleuse du Crabe (M1), véritable « cadavre » stellaire
issu de l’explosion violente d’une supernova observée le 4 juillet 1054 par les chinois.
Observation visuelle* :
Aldébaran (géante rouge), Les Péïades/
M45 (amas ouvert).
Observation avec instruments (lunette/télescope) :
M37 (amas ouvert),
M36 (amas ouvert),
M38 (amas ouvert)
Orion
De l’avis de nombreux astronomes, Orion est la plus belle constellation du ciel avec sa silhouette humaine facilement identifiable. Dans le ciel, ce chasseur affronte le Taureau muni d’une toison et d’une massue. Selon la légende,
Diane le fit piquer par le Scorpion pour calmer ses ardeurs amoureuses (ces deux constellations, opposées sur la voûte céleste ne peuvent jamais se voir simultanément). Son amour secret avec Eos (Aurore), déesse des crépuscules,
fut révélé par Apollon à leur grande honte et cela expliquerait le rougissement du ciel au crépuscule quand Orion apparaît dans le ciel d’automne. A l’inverse quand le printemps voit disparaître Orion du ciel avant le matin, Aurore
pleure son amour absent et cela provoquerait l’apparition de la rosée matinale… Comme Orion est au méridien (plein sud) en milieu de nuit vers Noël, les trois étoiles qui forment sa ceinture sont parfois appelées « les rois mages ».
Dans son baudrier se situe la nébuleuse M42, la plus belle et le plus brillante du ciel boréal, où de nouvelles étoiles sont en train de naître. Orion étant la constellation la plus remarquable du ciel d’hiver, on peut facilement
repérer toutes ses voisines en parcourant le « Grand G de l’hiver » qui lie les étoiles les plus brillantes du ciel à cette époque : Aldébaran, Capella, Castor, Pollux, Procyon (non visible sur la carte), Sirius, Rigel, Bellatrix et
Betelgeuse. On peut remarquer les différences de nuances entre ces étoiles, certaines étant plutôt orangées (Aldébaran et Betelgeuse notamment qui sont de vieilles géantes rouges), d’autres bleutées (Sirius, Rigel et Bellatrix).
Observation aux jumelles* :
M46>M37 (amas ouvert),
M36 (amas ouvert),
M47 (amas ouvert)
Le Cocher
(Auriga)
La référence mythologique grecque de cette constellation n’est pas très claire (multiples versions) et peut-être faut-il plutôt remonter à des sources antérieures pour y voir la référence au « char » que les babyloniens plaçaient à cette endroit en nommant « cocher
» son étoile principale. Aujourd’hui nommée Capella (la chèvre) elle est censée représenter la chèvre Amalthée qui servit de nourrice à Zeus. Comme la Voie Lactée traverse cette constellation, on peut y observer de nombreux objets dont les trois amas ouverts signalés ci-dessous (dans l’ordre de leur place dans le ciel, de l’extérieur vers l’intérieur).
Observation aux jumelles* : M41 (amas ouvert), M46>M37 (amas ouvert), M36 (amas ouvert), M47 (amas ouvert)
Les Gémeaux
(Gemini)
Inspirée par la légende des deux demi-frères Castor et Pollux, cette constellation du Zodiaque évoquent deux silhouettes humaines côte à côte. Leur nom sont maintenant utilisés pour leur deux étoiles principales figurant leurs têtes.
A savoir : pour les nommer sans erreur, il suffit de se souvenir que Castor, avec un « C », est du côté de Capella (du Cocher, voir plus haut). Dans les pieds de Castor, on peut facilement situer l’amas ouvert M35 assez remarquable
(analogue à ceux du Cocher). Mars entre dans cette constellation le 26. Jupiter est actuellement située dans cette constellation.
Observation visuelle* :
M35 (amas ouvert)
Le Grand Chien
(Canis Major)
La constellation du Chien qui accompagne le chasseur Orion contient Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel nocturne. Appelée auparavant Canicula chez les romains (Canis = chien), elle nous a donné le terme « canicule » car en cette
période la plus chaude de l’été, elle leur apparaissait brièvement à l’aube. Elle est tellement brillante que les turbulences atmosphériques nous la font souvent voir comme dans un clignotement de couleurs variées. Dans la constellation
voisine du Petit Chien, l’étoile principale Procyon doit son nom au fait qu’elle se lève un peu avant l’apparition du Grand Chien (Pro Cyon = avant le chien en grec). Comme la Voie Lactée longe le Grand Chien, cette région est riche
en amas ouverts (M46 et M47 indiqués ci-dessous sont en fait dans la constellation de la Poupe). Au télescope on peut remarquer que M46, le plus fin des trois, contient une petite nébuleuse planétaire.
Observation visuelle* :
M44 (amas ouvert)
Le Cancer
(Cancer)
C’est déjà une constellation du printemps qui apparaît. Constellation du Zodiaque, le Cancer n’a rien de remarquable car les étoiles qui le composent sont plutôt faibles. C’est surtout l’amas M44, très étendu et perceptible à l’oeil
nu, qui permet habituellement de le situer.
Observation visuelle* :
M44 (amas ouvert)
L’Hydre
(Hydra)
Selon plusieurs légende, ce serait l’Hydre de Lerne, monstre à 9 têtes qui repoussaient quand on les coupait. Elle fut vaincue par Hercule (constellation qui apparaît un peu plus tard dans la ciel). Malgré sa grande taille, cette constellation est assez difficile à identifier dans le ciel à cause de son parcours sinueux (c’est aussi le cas du fleuve Eridan situé près d’Orion). Ses deux constellations voisines, la Coupe et le Corbeau sont beaucoup plus reconnaissables avec leurs contours caractéristiques.
Le Lion
(Leo)
C’est la constellation principale du ciel de printemps, inspirée par le Lion de Némée de la légende d’Hercule. Constellation du Zodiaque, le Lion est facilement reconnaissable à la forme de « faucille » dessinée par les étoiles de sa
crinière et de son poitrail. Le ciel du printemps, qui nous éloigne de la Voie Lactée, est propice à l’observation de nombreuses galaxies (voir La Vierge ci-dessous). Plusieurs sont visibles juste sous le Lion et notamment le « couple »
constitué par M65 et M66, faciles à situer.
Observation avec instruments (lunette/télescope) :
M65–
M66 (galaxies)
La Vierge
(Virgo)
C’est l’autre grande constellation du ciel de printemps. Il ne s’agit pas de la Vierge Marie des chrétiens mais d’une déesse annonçant les moissons (parfois identifiée comme Cérès mais aussi à de nombreuses autres…). Son étoile principale
est d’ailleurs nommée Spica (l’épi). Dans cette région du ciel (entre la queue du Lion, la Chevelure de Bérénice et la Vierge), les télescopes permettent d’observer de très nombreuses galaxies, de petite taille apparente étant donnée
leur distance importante à nous (dans les 40-50 millions d’années-lumière environ). C’est le fameux « amas de la Vierge », un très large amas de galaxies (plusieurs centaines dans une zone d’environ 7 millions années-lumière) qui se
fonde à grande échelle dans le « super-amas » de la Vierge (plusieurs milliers de galaxies dans un rayon de plus de 100 millions d’années-lumière), dont feraient partie également la nôtre (la Voie Lactée) et ses voisines du groupe
local (dont M31 et M33).
Observation avec instruments (lunette/télescope) :
amas de la Vierge (galaxies)
La Chevelure de
Bérénice
(Coma Berenices)
Selon la légende c’est la longue chevelure que la princesse Bérénice a sacrifiée pour obtenir la victoire de son époux (et son frère) parti à la guerre. Comme pour le Cancer, les étoiles de cette constellation ne sont pas très lumineuses
et son identification n’est pas aisée. Dans cette région du ciel plutôt propice à l’observation de galaxies, on peut y voir un bel amas globulaire, c’est à dire un groupe d’étoiles situé hors de notre galaxie (la Voie Lactée) mais
très proche d’elle.
Observation aux jumelles* :
M53 (amas globulaire)